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Neelie Kroes, Vice President of the European Commission Commissioner for the Digital Agenda, a prononcé un discours sur le futur d’Internet hier (le 14/04/2010) à Valence dans le cadre des quatrièmes rencontres "Public Private Partnerships" (PPP's).
Elle explique la nécessité d’une vision européenne pour l’avenir économique de l’union en s’appuyant sur 4 points :
L’un des objectifs Europe 2020 est de créer un vaste marché européen associant technologies et services.
Le texte complet du discours ici.
Un blog très intéressant tenu par Audrey Gauvin, Géographe, présentant une étude sur les migrations de familles boliviennes. Ce travail qui a duré 6 ans et assorti de longues missions de terrain (Cochabamba, Buenos Aires, Ushuaïa) est présenté par audrey et comporte de nombreux éléments cartographiques. Le rapport est accessible au format PDF.
Je signale au passage que le blog est trilingue.
Glance of one geographer on the Bolivian international migrations
A very interesting blog held by Audrey Gauvin, Geographer, presenting a study on the migrations of Bolivian families. This work which lasted 6 years and matched long missions (Cochabamba, Buenos Aires, Ushuaïa) is presented by Audrey and contains numerous cartographic elements. The report is accessible in PDF format.
I indicate that the blog is trilingual.
L’évolution des normes anti-pollutions ainsi que les problèmes des réserves d’énergie fossile et, en conséquence des prix du pétrole
envisagés dans un futur plus ou moins proche, permettent l’avènement de la voiture hybride et la voiture 100% électrique. Il reste des problèmes à régler : réseau électrique à adapter, coût
de production plus élevé que les modèles standards, mode de production des centrales électriques en amont (pour faire avancer des voitures électriques si on construit des centrales au gaz,
le bilan s’avère moins écologique qu’espéré).
Source : TRU
Consommation actuelle et prévision.
Néanmoins, malgré ces difficultés, les modèles hybrides connaissent un grand succès depuis le lancement de la Toyota Prius en 1995 tandis que la voiture électrique revient sur le devant de la scène. Et ce, dans un contexte de hausse à long terme de la production automobile, notamment en Asie. En conséquence, les besoins en batteries vont s’accroitre fortement et les éléments qui les composent vont devenir stratégiques.
Or la technologie a beaucoup évolué ces 15 dernières années. La batterie NiCd (nickel-cadmium) a été délaissée : trop lourde et trop polluante. Elle a été remplacée par la NiMH (nickel-metal hydride) qui permet de stocker 30% d’électricité en plus à masse volumique égale. Les premières batteries NiMH ont été commercialisées en 1990 et le procédé industriel est désormais maîtrisé.
Or plusieurs technologies ont vu le jour, basées sur du lithium dont la plus connue est la Li-Ion (lithium-Ion). Il existe d’autres variantes : Lithium-Phosphate, Lithium-Polymère. Ces batteries sont plus légères, concentrent plus d’énergie mais coûtent encore assez cher. Elles pourraient le rester si le cours du lithium poursuit son envolée au-delà des 3000 dollars la tonne.
Ces deux technologies basées sur deux métaux différents sont encore en ce moment en concurrence. Le lithium marque des points sur un plan technologique mais reste confiné aux petites applications (ordinateurs et téléphones portables). Il pose des problèmes géostratégiques si il devait se généraliser dans l’automobile.
Prenons pour commencer la carte des producteurs de Nickel. Le minerai n’est pas réparti de façon homogène dans le
monde (ça n’est de toute façon jamais le cas) mais on trouve une quinzaine de pays producteurs. De plus, cette carte recoupe celle des pays richement doté en matières premières : Canada,
Russie, Australie, Brésil, Chine. La montée en puissance du Nickel dans les besoins de l’économie mondiale n’a ainsi pas bousculé le classement des pays miniers. Mais le lithium pourrait modifier
cet équilibre.
Source : CNUCED
Les principaux producteurs de Nikel dans le monde.
Les 3 pays andins se retrouveraient ainsi en position de force dans
l'exploitation de ces richesses. Evo Morales, le président de la République de la Bolivie l'a bien compris et fort de son expérience acquise dans la réorganisation de la filière du gaz au
profit de son pays, pousse son avantage en exigeant des futurs opérateurs privés qu'ils construisent en Bolivie les usines de l'ensemble de la filière pour intégrer dans son pays la valeur
ajoutée industrielle.
Les pays développés ont ainsi peu de prises sur ce marché et cherchent par tous les moyens de réduire la dépendance, quitte à ne pas enterrer trop vite le nickel. Ainsi la nouvelle génération
de Toyota Prius est toujours équipée de batterie à base de nickel.
Voir aussi article du Monde :
Pour les 20 ans de la chute du rideau de fer, un site remarquable a été mis en ligne par une équipe de
reporters et photographes italiens.
La charte graphique très soignée nous replonge dans une ambiance où la tension et le poids de la seconde guerre mondiale se font lourdement
sentir.
Ce site mélange textes riches, documents sonores, photos d’époque et cartes de situation commentées. Il met ainsi en lumière une frontière de plusieurs milliers de kilomètres qui était devenue presque étanche, cristallisant, en Europe, l’affrontement du bloc de l’Est et du bloc de l’Ouest. Un lieu de tensions extrêmes et de drames humains dans un monde devenu bipolaire.
A voir absolument :
Le Figaro Economie du 17 juin 2009 a annoncé qu’un consortium d’une vingtaine d’entreprises allemandes étaient en train de s’accorder sur un projet d’installation solaire représentant un investissement de 400 Milliards d’Euros en Afrique.
Il s’agit en fait d’un projet initié par la fondation DESERTEC dont l’objectif premier est de « garantir les bases vitales de l’humanité en se basant sur une production énergétique absente
de tout conflit et génératrice de développement ». Cette fondation a été lancée par l’association allemande du Club de Rome et les membres du réseau TREC (Coopération Transméditerranéenne
pour les énergies renouvelables).
Pour réussir cette opération, DESERTEC a aussi projeté des réseaux de transport en énergie de type CCHT (Courant Continu en Haute Tension) dont les pertes en ligne sont minimes (<3% pour 1000 km).
Les centrales thermiques solaires, quant à elles, reposeraient sur une technologie Concentrating Solar-Thermal Power (CSP).
DESERTEC mixe en fait plusieurs natures d’approvisionnement énergétique : solaire, éolien, géothermique et n’exclu pas non plus l’utilisation des centrales nucléaires afin d’assurer la fiabilité et la continuité de production électrique mais aussi pour prendre en compte la très difficile question de l’indépendance énergétique. Car c’est bien là que se situe l’essentiel du problème.
Les technologies sont maintenant suffisamment mures pour être productives mais il reste à régler les questions d’ordre
politique, économique et stratégiques. En effet, les supporters du concept DESERTEC ne veulent pas risquer de retomber dans les travers liés à l’exploitation des ressources fossiles (pétrole,
charbon, gaz). C’est pourquoi ils travaillent non seulement sur des aspects techniques mais aussi sur la dimension politico-économique, afin de
s’inscrire dans une logique complète de développement durable.
Un concept intéressant, sujet à discussions et débat, mais qui a le mérite d’exister et de se développer depuis plusieurs années. J'ajoute aussi que les assureurs sont une
partie prenante importante du projet car ils se sentent directement concernés par les risques associés aux changements climatiques, ce qui donne encore une autre dimension à la problématique (cf
notre article précédent sur la conférence concernant les catastrophe naturelles organisée par la MAIF, et la discussion avec
Frédéric DENHEZ) .
Plus d’informations et source des documents présents dans cet article :
Livre rouge DESERTEC
Livre blanc DESERTEC
http://www.dlr.de/tt/desktopdefault.aspx/tabid-3525/5497_read-6611/
Le 16/05 sur TV5 MONDE a été diffusé, dans l'émission Afrique presse, une intéressante interview de Cheikh Modibo Diarra, président de Microsoft Afrique, ambassadeur de bonne volonté pour l'Unesco pour la promotion de l'éducation des sciences et du développement durable.
Il y parle de son engagement et des actions menées en Afrique pour l'accès à l'éducation et la réduction de la fracture numérique.
Interrogé par Emmanuelle Bastide (Radio France International) et Vincent Hugeux (L’express), il évoque aussi le programme « l’éducation pour tous » de l’UNESCO et des objectifs 2015.
L’Afrique compte à peine 5% d’internautes comme
le montre la carte ci-dessous.
Carte de la répartition des internautes basée sur une anamorphose
Source : http://money.cnn.com/magazines/business2/storysupplement/worldinternet/index.htm
La fracture numérique avec les Etats-Unis, l’Europe et le Japon par exemple est donc particulièrement marquée. Mais en plus, il existe une très grande disparité sur le continent comme l’illustre la carte dressée par RFI.
Carte de la répartition des internautes en
Afrique
Source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67603.asp
Cette situation est causée par de nombreux facteurs mais il en est un tout simple qui se révèle immédiatement bloquant, il s’agit de l’accès à l’électricité. Le réseau des lignes à haute tension est loin d’être également réparti sur tout le territoire.
Source : http://acces.inrp.fr/eedd/climat/dossiers/energie_demain/energiemonde/energiedeveloppement/
Source : http://acces.inrp.fr/eedd/climat/dossiers/energie_demain/energiemonde/energiedeveloppement/
De fait, alors que les NTIC peuvent constituer un moteur puissant dans la dynamique et le développement éducatif, alors que les cours multimédia sont prêts, il reste un long et difficile chemin de mutation structurelle à parcourir, avec tous les enjeux économico-politiques qu’il comporte.
En tant que président de Microsoft Afrique, Cheikh Modibo Diarra évoque enfin le programme de formations informatiques gratuites mis en place par Bill Gates, son état actuel et ses perspectives.
Une interview qui dresse rapidement un panorama très synthétique mais clair et efficace de la complexité des actions de développement éducatif sur le contient africain.
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