coup d'oeil sur l'actualité

Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 21:39

 

 

inondation-entreprise1

 

inondation entreprise3

 

inondation entreprise2

 

inondation voiture

 

inondation restaurant

 

inondation bestiole

 

inondation voiture2

 

baignade inondation

 

inondation entreprise4

Par geograv - Publié dans : coup d'oeil sur l'actualité - Communauté : Voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 17:40

Neelie Kroes, Vice President of the European Commission Commissioner for the Digital Agenda, a prononcé un discours sur le futur d’Internet hier (le 14/04/2010) à Valence dans le cadre des quatrièmes rencontres "Public Private Partnerships" (PPP's).

 

Elle explique la nécessité d’une vision européenne pour l’avenir économique de l’union en s’appuyant sur 4 points :

  • L’échelle européenne est l’antidote au morcellement des financements pour la recherche (...)
  • L’innovation est le seul moyen pour l’Europe de rester un acteur mondial (...)
  • Faire plus pour les PME qui sont les plus gros pourvoyeurs d’emplois (...)
  • Les TICs (technologies d’information et communication) doivent être pleinement intégrées à l’effort destiné à recréer de la croissance. Les TICs sont le moteur de 50% de la croissance de productivité, mais il est possible de faire beaucoup mieux. (...)

drapeau de lunion europeenne

 

 

L’un des objectifs Europe 2020 est de créer un vaste marché européen associant technologies et services.

 

Le texte complet du discours ici.

Par Stephane MAHAUD - Publié dans : coup d'oeil sur l'actualité - Communauté : actus, en générale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 10:47

Un blog très intéressant tenu par Audrey Gauvin, Géographe, présentant une étude sur les migrations de familles boliviennes. Ce travail qui a duré 6 ans et assorti de longues missions de terrain (Cochabamba, Buenos Aires, Ushuaïa) est présenté par audrey et comporte de nombreux éléments cartographiques. Le rapport est accessible au format PDF.

Je signale au passage que le blog est trilingue.

 

Carte-III 4 gauvin audrey

 

Glance of one geographer on the Bolivian international migrations

 

A very interesting blog held by Audrey Gauvin, Geographer, presenting a study on the migrations of Bolivian families. This work which lasted 6 years and matched long missions (Cochabamba, Buenos Aires, Ushuaïa) is presented by Audrey and contains numerous cartographic elements. The report is accessible in PDF format.

 

I indicate that the blog is trilingual.

 

Par Stéphane MAHAUD - Publié dans : coup d'oeil sur l'actualité - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 22:03
Stephen Von Worley est l'auteur d'une carte des Etats Unis saisissante. Il a représenté la position de près 13000 Mac Donalds et fait apparaître la distance qui les sépare grâce un traitement SIG. A comparer avec la carte routiere du pays. Etonnant et instructif.


Source : http://www.weathersealed.com/2009/09/22/where-the-buffalo-roamed/
Par Stéphane MAHAUD - Publié dans : coup d'oeil sur l'actualité - Communauté : Histoire Géographie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 18:24

L’évolution des normes anti-pollutions ainsi que les problèmes des réserves d’énergie fossile et, en conséquence des prix du pétrole envisagés dans un futur plus ou moins proche, permettent l’avènement de la voiture hybride et la voiture 100% électrique. Il reste des problèmes à régler : réseau électrique à adapter, coût de production plus élevé que les modèles standards, mode de production des centrales électriques en amont (pour faire avancer des voitures électriques si on construit des centrales au gaz, le bilan s’avère moins écologique qu’espéré).


Source : TRU
Consommation actuelle et prévision.  

Néanmoins, malgré ces difficultés, les modèles hybrides connaissent un grand succès depuis le lancement de la Toyota Prius en 1995 tandis que la voiture électrique revient sur le devant de la scène. Et ce, dans un contexte de hausse à long terme de la production automobile, notamment en Asie. En conséquence, les besoins en batteries vont s’accroitre fortement et les éléments qui les composent vont devenir stratégiques.

 


Batteries Au Lithium - comment c'est fait ?

Or la technologie a beaucoup évolué ces 15 dernières années. La batterie NiCd (nickel-cadmium) a été délaissée : trop lourde et trop polluante. Elle a été remplacée par la NiMH (nickel-metal hydride) qui permet de stocker 30% d’électricité en plus à masse volumique égale. Les premières batteries NiMH ont été commercialisées en 1990 et le procédé industriel est désormais maîtrisé.

Or plusieurs technologies ont vu le jour, basées sur du lithium dont la plus connue est la Li-Ion (lithium-Ion). Il existe d’autres variantes : Lithium-Phosphate, Lithium-Polymère. Ces batteries sont plus légères, concentrent plus d’énergie mais coûtent encore assez cher. Elles pourraient le rester si le cours du lithium poursuit son envolée au-delà des 3000 dollars la tonne.

Ces deux technologies basées sur deux métaux différents sont encore en ce moment en concurrence. Le lithium marque des points sur un plan technologique mais reste confiné aux petites applications (ordinateurs et téléphones portables). Il pose des problèmes géostratégiques si il devait se généraliser dans l’automobile.

Exemple de voiture électrique : la Bluecar du groupe Bolloré. Bolloré invistit en Bolovie pour produire des batteries au Lithium.

 

Prenons pour commencer la carte des producteurs de Nickel. Le minerai n’est pas réparti de façon homogène dans le monde (ça n’est de toute façon jamais le cas) mais on trouve une quinzaine de pays producteurs. De plus, cette carte recoupe celle des pays richement doté en matières premières : Canada, Russie, Australie, Brésil, Chine. La montée en puissance du Nickel dans les besoins de l’économie mondiale n’a ainsi pas bousculé le classement des pays miniers. Mais le lithium pourrait modifier cet équilibre.


Source : CNUCED
Les principaux producteurs de Nikel dans le monde.




Source : Journal de France2
Enjeu autour de l'exploitation du Lithium en Bolivie
 

Le lithium a ainsi quelques inconvénients. D'énormes quantités de lithium sont diluées dans les océans mais les gisements exploitables où le minerai est suffisamment concentré sont peu nombreux. En conséquence, non seulement la forte demande se trouvera face à une limite des réserves, mais en plus ces dernières sont concentrées entre quelques pays : le Chili, l'Argentine, la Bolivie. Ils concentrent environ 70% de la production mondiale mais les statistiques sont confidentielles. D'autres gisements ont également été découvert : Tibet, mer Méditerranée. Mais leur potentiel est encore difficile à évaluer et les coûts de production seraient très élevés.

 

Source : indéterminée
Minerai de lithium sur les altiplanos boliviens.

Les 3 pays andins se retrouveraient ainsi en position de force dans l'exploitation de ces richesses. Evo Morales, le président de la République de la Bolivie l'a bien compris et fort de son expérience acquise dans la réorganisation de la filière du gaz au profit de son pays, pousse son avantage en exigeant des futurs opérateurs privés qu'ils construisent en Bolivie les usines de l'ensemble de la filière pour intégrer dans son pays la valeur ajoutée industrielle.
Les pays développés ont ainsi peu de prises sur ce marché et cherchent par tous les moyens de réduire la dépendance, quitte à ne pas enterrer trop vite le nickel. Ainsi la nouvelle génération de Toyota Prius est toujours équipée de batterie à base de nickel.


Voir aussi article du Monde : 

http://www.thierry-lequeu.fr/data/Ressources-limitees-de-lithium.pdf 
Par Guilhem Turgis - Publié dans : coup d'oeil sur l'actualité - Communauté : Développement Durable
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 08:08

Pour les 20 ans de la chute du rideau de fer, un site remarquable a été mis en ligne par une équipe de reporters et photographes italiens.




La charte graphique très soignée nous replonge dans une ambiance où la tension et le poids de la seconde guerre mondiale se font lourdement sentir.

Ce site mélange textes riches, documents sonores, photos d’époque et cartes de situation commentées. Il met ainsi en lumière une frontière de plusieurs milliers de kilomètres qui était devenue presque étanche, cristallisant, en Europe, l’affrontement du bloc de l’Est et du bloc de l’Ouest. Un lieu de tensions extrêmes et de drames humains dans un monde devenu bipolaire.

 

A voir absolument :

THE IRON CURTAIN DIARIES

Par Stephane MAHAUD - Publié dans : coup d'oeil sur l'actualité - Communauté : Histoire Géographie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 21:47

Le Figaro Economie du 17 juin 2009 a annoncé qu’un consortium d’une vingtaine d’entreprises allemandes étaient en train de s’accorder sur un projet d’installation solaire représentant un investissement de 400 Milliards d’Euros en Afrique.


 


Il s’agit en fait d’un projet initié par la fondation DESERTEC dont l’objectif premier est de « garantir les bases vitales de l’humanité en se basant sur une production énergétique absente de tout conflit et génératrice de développement ». Cette fondation a été lancée par l’association allemande du Club de Rome et les membres du réseau TREC (Coopération Transméditerranéenne pour les énergies renouvelables).

 




L’essentiel des études qui servent à construire et étayer le concept DESERTEC reposent sur les travaux du Centre Spatial Allemand (DLR). Le principe consiste dans les grandes lignes à s’appuyer sur les régions désertiques pour fournir l’essentiel de l’énergie consommée par la région EUMENA (Europe, Moyen Orient, Afrique du Nord).

 

Pour réussir cette opération, DESERTEC a aussi projeté des réseaux de transport en énergie de type CCHT (Courant Continu en Haute Tension) dont les pertes en ligne sont minimes (<3% pour 1000 km).

 

 

Les centrales thermiques solaires, quant à elles, reposeraient sur une technologie Concentrating Solar-Thermal Power (CSP).

 

 

DESERTEC mixe en fait plusieurs natures d’approvisionnement énergétique : solaire, éolien, géothermique et n’exclu pas non plus l’utilisation des centrales nucléaires afin d’assurer la fiabilité et la continuité de production électrique mais aussi pour prendre en compte la très difficile question de l’indépendance énergétique. Car c’est bien là que se situe l’essentiel du problème.



Les technologies sont maintenant suffisamment mures pour être productives mais il reste à régler les questions d’ordre politique, économique et stratégiques. En effet, les supporters du concept DESERTEC ne veulent pas risquer de retomber dans les travers liés à l’exploitation des ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz). C’est pourquoi ils travaillent non seulement sur des aspects techniques mais aussi sur la dimension  politico-économique, afin de s’inscrire dans une logique complète de développement durable.



Un concept intéressant, sujet à discussions et débat, mais qui a le mérite d’exister et de se développer depuis plusieurs années.
 J'ajoute aussi que les assureurs sont une partie prenante importante du projet car ils se sentent directement concernés par les risques associés aux changements climatiques, ce qui donne encore une autre dimension à la problématique (cf notre article précédent sur la conférence concernant les catastrophe naturelles organisée par la MAIF, et la discussion avec Frédéric DENHEZ) .

 

Plus d’informations et source des documents présents dans cet article :


Livre rouge DESERTEC
Livre blanc DESERTEC

http://www.desertec.org/

http://www.trec-uk.org.uk/

http://www.dlr.de/tt/desktopdefault.aspx/tabid-3525/5497_read-6611/

 

Par geograv - Publié dans : coup d'oeil sur l'actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 11:25

Le 16/05 sur TV5 MONDE a été diffusé, dans l'émission Afrique presse, une intéressante interview de Cheikh Modibo Diarra, président de Microsoft Afrique, ambassadeur de bonne volonté pour l'Unesco pour la promotion de l'éducation des sciences et du développement durable.

 

Il y parle de son engagement et des actions menées en Afrique pour l'accès à l'éducation et la réduction de la fracture numérique.

Interrogé par Emmanuelle Bastide (Radio France International) et Vincent Hugeux (L’express), il évoque aussi le programme « l’éducation pour tous » de l’UNESCO et des objectifs 2015.

L’Afrique compte à peine 5% d’internautes comme le montre la carte ci-dessous.


Carte de la répartition des internautes basée sur une anamorphose

Source : http://money.cnn.com/magazines/business2/storysupplement/worldinternet/index.htm


La fracture numérique avec les Etats-Unis, l’Europe et le Japon par exemple est donc particulièrement marquée. Mais en plus, il existe une très grande disparité sur le continent comme l’illustre la carte dressée par RFI.





Carte de la répartition des internautes en Afrique

Source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67603.asp


Cette situation est causée par de nombreux facteurs mais il en est un tout simple qui se révèle immédiatement bloquant, il s’agit de l’accès à l’électricité. Le réseau des lignes à haute tension est loin d’être également réparti sur tout le territoire.




Source :
http://acces.inrp.fr/eedd/climat/dossiers/energie_demain/energiemonde/energiedeveloppement/





Source :
http://acces.inrp.fr/eedd/climat/dossiers/energie_demain/energiemonde/energiedeveloppement/

 

De fait, alors que les NTIC peuvent constituer un moteur puissant dans la dynamique et le développement éducatif, alors que les cours multimédia sont prêts, il reste un long et difficile chemin de mutation structurelle à parcourir, avec tous les enjeux économico-politiques qu’il comporte.

 

En tant que président de Microsoft Afrique, Cheikh Modibo Diarra évoque enfin le programme de formations informatiques gratuites mis en place par Bill Gates, son état actuel et ses perspectives.

 

Une interview qui dresse rapidement un panorama très synthétique mais clair et efficace de la complexité des actions de développement éducatif sur le contient africain.

 

Par geograv - Publié dans : coup d'oeil sur l'actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 21:40
La fête du travail, il y a plus de 60 ans, au sortir de la seconde guerre mondiale (une autre archive INA) :

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=AFE85001469

Par geograv - Publié dans : coup d'oeil sur l'actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 12:05
Plusieurs experts et organismes prévoient une baisse du prix de l'essence, tel l'Union Française des Industries Pétrolières et des analystes financiers. Par ailleurs, lors du dernier sommet du G8, les dirigeants des grandes puissances ont appelé les membres de l'OPEP à accroitre leur capacité de production. Ce à quoi l'OPEP a répondu qu'il n'y avait pas pénurie et que les hausses ératiques de ces derniers mois étaient essentiellement spéculatives. Alors vers quoi allons-nous ? Une baisse ou une hausse des prix ?

Côté demande
Statistique marquante, les ventes d'automobiles en Europe sont en repli de 7,8% au mois de mai. Ce marché est habitué au yoyo d'un mois sur l'autre mais depuis le début de l'année, le marché est morose. Certes, les difficultés économiques actuelles expliquent pour partie ce recul mais dans le cas de l'automobile, il est plus marqué que l'évolution globale de la consommation européenne. D'autre part, les constructeurs les plus touchés sont ceux qui produisent de grosses berlines et des 4*4 gourmands tel Mercedes (-13%) ou Toyota (-24%). Les dispositifs législatifs (primes écolos ou à la casse) expliquent également cette évolution.
Pour retrouver le détail, lire l'article de l'expansion :

A l'image de l'automobile, le batiment et l'industrie participent de ce mouvement de fond vers une baisse de la consommation de pétrole. Et la consommation de pétrole des Etats-Unis a reculé de 1,1% en un an tandis que les stocks stratégiques sont reconstitués et que les stocks d'essence raffinés sont en hausse. Tout ceci influerait sur les prix.
Document pdf de l'UIFP sur l'état du marché du pétrole en France :

Côté offre
Deuxième point d'actualité, le changement de politique de l'Arabie Saoudite. Les monarchies pétrolières sont les grandes gagnantes de la hausse du pétrole. Et paradoxalement, elles pourraient être perdantes si la hausse se poursuit. En effet, durant des années, les dollars qu'elles ont tirées du pétrole ont essentiellement été placées dans les banques et places boursières occidentales. Et elles tirent de ces revenus financiers une part importante de leurs propres ressources, parfois presque à égalité avec le pétrole comme pour les Emirats Arabes Unis ou Barhein. Ces monarchies n'ont donc pas intérêt à ce que l'économie mondiale s'effondre à cause d'un prix démesuré du pétrole. Leurs avoirs seraient eux-même réduits et c'est déjà ce qui se passe depuis le début de l'année avec la crise financière américaine. Les monarchies pétrolières sont venues au secours de la finance américaine en épongeant les déficits pour éviter une contamination de la crise. La production devrait donc augmenter afin de faire chuter les prix.
Lire l'article de la Tribune

Côté spéculation
Une partie de la hausse des prix actuels s'explique par l'agitation des spéculateurs sur les matières premières depuis le début de l'année, en particulier le pétrole. Ainsi, du fait de cette bulle spéculative, les prix ne refleteraient pas l'équilibre réel du marché pétrolier. Une fois la crise immobilière épongée et la situation financière des Etats-Unis assainie, le marché boursier américain redeviendrait attractif, permettant à l'excés de liquidité de se déplacer du pétrole vers la finance et au passage, de redonner des couleurs au billet vert. Les spéculateurs réalisent leurs prises de bénéfice sur les matières premières et s'en retirent vers de nouveaux cieux. Le marché du pétrole redevient moins volatile et les prix mécaniquement diminuent.



La flambée du pétrole, valeur refuge
envoyé par Lexpansion
Cette vidéo date de fin avril mais l'analyse est d'autant plus marquante que le pétrole est passé de 115 à 140 en deux mois.



Oui mais ...

Sauf que ... les "prix réels" en matière pétrolière, ça ne veut pas dire grand chose. Et les spéculateurs n'ont pas de raisons de se retirer de ce marché. Le marché boursier traditionnel est toujours dans la tourmente et l'immobilier américain toujours dans une crise dont on ne mesure pas encore toutes les implications. Toutes les annonces de la fin de la crise des subprimes ont été démenti par de nouveaux sauvetages pour éviter les faillites. Les liquidités vont donc vers les valeurs refuges. Et le pétrole, fondement économique de notre civilisation mondialisée, est devenu une valeur refuge en plus d'une énergie. Certes la demande en Europe et aux Etats-Unis marque le pas. Mais elle est relayée par la consommation toujours vigoureuse des pays émergents.
Ainsi la demande à l'échelle mondiale est toujours en hausse, même si cette progression sera moindre que les années passées.
Quant à l'offre, les gros producteurs n'ont plus l'effet tampon dont ils bénéficiaient par le passé. L'Arabie Saoudite n'a pas la possibilité d'accroitre rapidement et significativement sa production : durant la dernière decennie, elle a déjà accrû l'utilisation de ses capacités. Sa production est actuellement de 9,5 millions de barils /j. Elle devrait la porter à 10 millions pour faire chuter les prix, soit +5%. Assez pour une détente, mais pas pour une réelle diminution, d'autant que les autres pays peuvent difficilement faire de même. On peut donc escompter une hausse de production supérieure à l'accroissement de la demande pour les mois à venir. Un reflux des prix est vraissemblable mais ce ne sera qu'un répit : les fondamentaux n'ont pas changé : hausse de la demande et réserves pétrolières limitées présageant d'une baisse de l'offre.
Reste à savoir comment vont réagir les spéculateurs. Ils peuvent miser sur un retournement et jouer d'autant plus à la baisse qu'ils ont fait grimper les prix. C'est envisageable. Autre scénario possible,  les spéculateurs ne désertent pas le secteur car la finance n'est pas rétabli et par leurs achats compensent la baisse de consommation réelle. Dans ce cas, le pétrole connaitrait une baisse limitée préfigurant une remontée à mesure que les intervenants du marché prennent en compte un redémmarage de la consommation et que l'effet d'annonce de la hausse de production de l'Arabie se sera estompée.
Aujourd'hui, baril à 140. Demain à 110 ? peut-être. Mais aprés-demain à 200.
Par geograv - Publié dans : coup d'oeil sur l'actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Regard de Geographe
  • Regard de Geographe
  • : loisirs voyages actualite culture environnement Voyages
  • : Passionnés de géographie, nous cherchons à partager avec le plus grand nombre le regard particulier que porte le Géographe sur la société et son environnement. C'est pourquoi nous utilisons différents media : rédaction de textes, réalisation de documentaires... Fruits de notre curiosité que nous espérons vous faire partager, nos thématiques sont variées. Si notre regard peut être orienté, il ne peut que se nourrir de vos remarques et nos échanges, alors bienvenue à tous sur notre blog !
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés