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La mer d’Aral est située au NW de l’Ouzbékistan et au sud du Kazakhstan. Elle a fait parler d’elle ces dernières années en raison d’une brutale diminution du niveau de ses eaux.
Cette baisse amorcée il y a 45 ans a entrainé la disparition de dizaines d’espèces animales. Les terres nouvellement émergées constituent un désert salé et toxique de plus de 2 millions d’hectares (l’Aralkoumami).
Source : Wikipedia
Les conséquences de ce phénomène attribué à l’assèchement de ses affluents (Syr Daria et Amou-Daria) par la planification agricole intensive soviétque se font
ressentir localement bien sûr mais aussi régionalement car les poussières de ce néo-désert sont transportées jusqu’au Pamir et l’Altaï par exemple.
Le moteur de cet impressionnant phénomène serait climatique mais aussi géologique dû pour une part à la tectonique et pour une autre part à la nature sédimentaire des roches encaissantes. Celles-ci fonctionneraient un peu comme des éponges absorbant ou restituant l’eau en fonction de la pression qu’elles subissent. On a aussi découvert de puissantes sources souterraines qui contribuent à alimenter cette mer intérieure. La question d’un lien hydrogéologique entre la mer d’Aral et la mer Caspienne est même posée (article du Courrier International).
Même si ces extrêmes variations de niveau pourraient aussi avoir des origines naturelles, elles se produisent à l’échelle géologique. Or, à l’échelle humaine les conséquences de cet assèchement (ou remplissage en fonction des époques) sont réelles et directes. La mutation radicale du biotope entraine la disparition d'espèces animales et végétales (pas seulement endémiques). Quand aux impatcs humains, ils sont de nature économiques et sociaux comme le rappelle l’ONU et S.E. Emomali Rakhmonov, Président de la République du Tadjiskistan également Président du Fonds international pour sauver la mer d'Aral ; mais ils sont aussi médicaux ainsi que le soulignent l’OMS et l’UNESCO. A cela, il s'ajoute encore la dimension géostratégique et militaire. Il faut donc continuer à agir.

La découverte des variations importantes du niveau de la mer d’Aral au cours des siècles écoulés est capitale. Sa prise en compte permet aux chercheurs d’explorer de nouvelles pistes pour freiner l’assèchement et même, pourquoi pas, d’envisager rationnellement un inversement de tendance (ce qui était encore impensable il y a peu de temps).
Ceci est possible à condition de continuer à explorer ce territoire et ses mécanismes. On ne le rappellera jamais assez, les relations et dynamiques qui organisent et régissent le système-monde sont d’une immense complexité. L’oublier, c’est s’exposer à prendre des décisions au mieux inefficaces, au pire dont le résultat peut-être l’inverse du but recherché.
Quelques pistes de lectures :
ONU : Mer d'Aral : Les pays de la région discutent de la gestion
de l'eau
ONU : Assemblée générale AG/J/3358
ONU : Tribune libre / L'Année internationale de l'eau
douce : un point de vue de l'Asie centrale / Par Son Excellence Emomali Rakhmonov
OMS : Les problèmes de santé en Europe
OMS : Plan sante europe
OMS : rapport 2007
UNESCO : Mer d'Aral : dépasser les gâchis du
passé
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