On observe trois branches principales :
> en haut à gauche se trouvent Sydney, Tokyo, Séoul, TaÏpei, Pékin, Bangkok ....
> Vers la droite : Moscou, Tel Aviv, Ankara, Pretoria, Bucarest, Vienne, Rome, Berne, Bruxelles, Paris ...
> En bas : Boston, Ottawa, Washington, Toronto, Toronto, Chicago, Houston, San Diego, Vancouver...
Vers le centre du cercle, les serveurs sont de plus en plus sollicités. Globalement, en 2000 le barycentre est nettement situé vers le continent Nord Américain : C'est aux états Unis et par les
Etats-Unis que converge l'essentiel du trafic internet.
Voici une autre représentation cartographique basée sur les mêmes principes qui date de 2008 :
Ce qui frappe en premier lieu est, bien sûr, l’explosion du trafic. On trouve aussi de nouveaux venus comme l’Inde (tout en haut), mais aussi l’Amérique du Sud (en bas à droite). On observe aussi
que les Etats-Unis ne sont plus le lieu de passage principal et obligé du trafic Internet, mais que l’Europe s’est très bien positionnée dans cette architecture, elle est devenue un acteur
essentiel dans la gestion du flux.
Le très fort développement d’Internet en Inde et en Russie par exemple s’est accompagné d’une intensification très marquée du trafic transitant par leurs serveurs puisqu’ils en gèrent presque
autant que ceux situés en Europe alors que le nombre d’Internautes résidents est encore nettement inférieur à celui Européen.
Cela s’explique par la stratégie et la nature de ce flux internet : il existe dans ces pays une logique d’hébergement et de mise à disposition d’information, de contenu et de fichiers qui
n’est pas contrainte juridiquement de la même façon qu’en Europe ou aux Etats-Unis. De fait, de nombreux internautes se dirigent vers ces serveurs pour leurs recherches personnelles. La
géopolitique influence aussi bien sûr la topologie physique mondiale d’Internet.
A noter enfin, l’absence presque totale du continent Africain sur cette représentation cartographique des acteurs majeurs du réseau mondial. De réels efforts ont été engagés, heureusement les
choses évoluent (A lire l’article sur l’interview de Cheikh Modibo Diarra) et les internautes africains se
multiplient.
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