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Le Figaro Economie du 17 juin 2009 a annoncé qu’un consortium d’une vingtaine d’entreprises allemandes étaient en train de s’accorder sur un projet d’installation solaire représentant un investissement de 400 Milliards d’Euros en Afrique.
Il s’agit en fait d’un projet initié par la fondation DESERTEC dont l’objectif premier est de « garantir les bases vitales de l’humanité en se basant sur une production énergétique absente
de tout conflit et génératrice de développement ». Cette fondation a été lancée par l’association allemande du Club de Rome et les membres du réseau TREC (Coopération Transméditerranéenne
pour les énergies renouvelables).
Pour réussir cette opération, DESERTEC a aussi projeté des réseaux de transport en énergie de type CCHT (Courant Continu en Haute Tension) dont les pertes en ligne sont minimes (<3% pour 1000 km).
Les centrales thermiques solaires, quant à elles, reposeraient sur une technologie Concentrating Solar-Thermal Power (CSP).
DESERTEC mixe en fait plusieurs natures d’approvisionnement énergétique : solaire, éolien, géothermique et n’exclu pas non plus l’utilisation des centrales nucléaires afin d’assurer la fiabilité et la continuité de production électrique mais aussi pour prendre en compte la très difficile question de l’indépendance énergétique. Car c’est bien là que se situe l’essentiel du problème.
Les technologies sont maintenant suffisamment mures pour être productives mais il reste à régler les questions d’ordre
politique, économique et stratégiques. En effet, les supporters du concept DESERTEC ne veulent pas risquer de retomber dans les travers liés à l’exploitation des ressources fossiles (pétrole,
charbon, gaz). C’est pourquoi ils travaillent non seulement sur des aspects techniques mais aussi sur la dimension politico-économique, afin de
s’inscrire dans une logique complète de développement durable.
Un concept intéressant, sujet à discussions et débat, mais qui a le mérite d’exister et de se développer depuis plusieurs années. J'ajoute aussi que les assureurs sont une
partie prenante importante du projet car ils se sentent directement concernés par les risques associés aux changements climatiques, ce qui donne encore une autre dimension à la problématique (cf
notre article précédent sur la conférence concernant les catastrophe naturelles organisée par la MAIF, et la discussion avec
Frédéric DENHEZ) .
Plus d’informations et source des documents présents dans cet article :
Livre rouge DESERTEC
Livre blanc DESERTEC
http://www.dlr.de/tt/desktopdefault.aspx/tabid-3525/5497_read-6611/
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http://www.electron-economy.org/article-32903724.html
En plus ça profite toujours aux mêmes.
C'est effectivement la question qui peut se poser, on a vu ce que pouvait engendrer le developpement de l'économie basée sur l'exploitation massisve de ressource énergétiques, que ce soit le charbon puis ensuite, bien-sûr, le pétrole.
Toujours est-il que l'équipe de DESERTEC essaye d'intégrer dans son concept la dimension géopolitque et tente de créer un modèle qui permettrait d'engendrer des retombées économiques significatives pour les pays qui accueilleraient les capteurs solaires. C'est pour ça que la fondation compte des économistes notamment.
Il n'est reste pas moins que cette question de "l'exploitation des ressources" au sens large de pays tiers est fondamentale et sucite un vrai débat : cf, par exemple, le premier commentaire que j'avais ajouté.
Bonne journée.
http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2502-03p144-146.xml1/-petrole-importation-commerce-hydrocarbure-Pays-importateurs---2009-devrait-etre-meilleure.html